Bilan écologique du pellet

On entend souvent dire que brûler du bois, c’est dégager dans l’atmosphère autant de carbone que la croissance du bois en a absorbé. C’est vrai, mais ces propos doivent être nuancés.

Un arbre absorbe du carbone (par photosynthèse) pendant sa croissance afin de fabriquer la matière organique qui le compose (la moitié d’eau et l’autre moitié de carbone). Une forêt en croissance est donc une pompe à carbone, puisqu’elle stocke de plus en plus de carbone.

Une forêt non exploitée, où le bois est laissé naître, pousser, mourir et se décomposer, devient neutre en CO2 : en effet le carbone du bois mort est dégagé à nouveau dans l’atmosphère ou à la surface du sol sous différentes formes. Nos forêts sont donc une réserve de CO², et la déforestation libère donc le CO² dans l’atmosphère, ce qui est donc loin d’être neutre !

Une forêt exploitée durablement a pour effet de diminuer la moyenne d’âge des arbres qui composent une forêt par rapport à une forêt non exploitée. Cela a donc un impact sensible sur la quantité de CO² stockée par la forêt, mais globalement, le stockage du CO² est maintenu :

  • À maturité, l’absorption est moindre, la majeure partie du CO² est captée durant sa jeunesse
  • Quand l’arbre meurt, il est décomposé par des bactéries, champignons et invertébrés, recyclant son carbone sous forme de biomasse, nécromasse (cadavres, excrétats et excréments de ces organismes) et sous forme de gaz (CO2, méthane, libérérés dans l’atmosphère ou l’eau)
  • Les forêts ne jouent qu’un rôle modéré dans le problème des gaz à effet de serre. En effet, il serait impossible de compenser les émissions de CO² (produits par des combustibles fossiles formés durant des millions d’années) par la création de forêts !
  • Brûler du bois, c’est dégager dans l’atmosphère autant de carbone que la croissance du bois en a absorbé.

Construire avec du bois, c’est réaliser un stockage (sur 50 voire 200 ans ou plus) de carbone.

Pour donner un ordre de grandeur de la vitesse d’utilisation des combustibles fossiles, on considère que, au rythme actuel, l’humanité aura épuisé en moins de 200 ans les réserves accumulées pendant plusieurs centaines de millions d’années.

Autres remarques:

  • pour exploiter une forêt durablement il faut aussi veiller à la diversité …